Question d’envergure

par | Mai 10, 2022 | Editos | 0 commentaires

Les élections ont donné l’occasion d’une belle observation sociologique. Je l’ai écrit précédemment : je ne me sentais pas avoir le choix entre un candidat d’une évidente grande intelligence, pourvu d’une vraie connaissance de son milieu économico-social international, et… une diseuse de bonne aventure, ignorante, péremptoire sans réalisme… Comme d’autres compétiteurs, elle s’est attachée à la forme, aux apparences, à l’illusion… J’ai cherché le « fond » didactique. Nous étions devant des artistes de music-hall, parfois avec du talent (oratoire), mais pas des chefs de projets qui démontrent leur vision matérialisée sans se soucier de plaire en temps que personne. Le Français moyen « vote avec ses pieds » et sa subjectivité. Il est l’européen le moins passionné par la macro-économie, par l’entreprise. Il déteste les « riches » et les  « patrons ». C’est un révolutionnaire permanent, premier degré.

Ne voulant pas croire en la réalité de l’obligation de « création de richesse », pour garantir de l’assistance sociale à ceux qui participent le moins à cet enrichissement national, ce français de base (40% de la population urbaine et privée, 70% de la population rurale et publique) perpétue l’utopie d’un électoralisme décadent.

La paresse et l’inculture

Je vis dans un département splendide au plan géographique (haute Provence). Très peu peuplé, il attire de plus en plus les touristes et surtout les télétravailleurs. Certains autochtones savent saisir cette manne économique. D’autres continuent à rêvasser (sectes, squats, désœuvrement) et/ou protester contre ces « riches » qui viennent « occuper » la terre de leurs ancêtres en augmentant le prix des loyers ou des habitations (vendues par ces mêmes natifs).

La rupture est là !!  Elle est nationale, sans doute européenne.

Il y a beaucoup de paresse dans ceux qui ne veulent pas voir ou comprendre. Bien sûr, ils ont la liberté de vivre comme ils veulent, mais ils doivent en assumer les conséquences. C’est impossible de vivre a contrario d’une société protégée par l’homogénéité constitutionnelle et l‘égalité devant la loi.

On est pauvre ou riche parce qu’on le veut bien. La liberté, si chère par les temps qui courent, implique beaucoup de responsabilité.

Cette responsabilité n’est pas monnayable !!  On ne peut bêtement accuser les nantis d’appauvrir ceux qui ne veulent pas apprendre, se former, s’adapter ou simplement travailler. Il n’existe aucun argument sérieux pour soutenir cette thèse anti-riche ou anti-patrons. Le populisme, socialisme-collectivisme nouveau, s’auto détruit par l’inadaptation au réel.

Au 16e siècle, la connaissance du monde reposait sur la ressemblance et l’interprétation : on disait que la noix guérit les maux de tête car sa forme imite celle du cerveau.

Aujourd’hui, c’est le mimétisme irréfléchi qui entraîne une partie du peuple.

Le populisme et le féminisme favorisent l’inadaptation eugénique et ségrégationniste

Dans les années 30, il n’y avait pas que les « nazis » de gauche qui cherchaient à « hiérarchiser » les êtres vivants. De grands professeurs en anthropologie, plus tard en psychiatrie, démontraient que l’organisme qui parvenait à survivre était le plus apte à se reproduire, à maintenir l’espèce en vie dans un nouvel environnement. La « sélection naturelle« , contrairement à la solution de l’élimination, indique que les hommes s’adaptent plus ou moins bien aux variations du milieu. C’est le plus apte à vivre et à s’adapter qui sera favorisé par cette sélection naturelle, ce n’est pas forcément le plus fort ou la masse (majorité).

La « hiérarchie naturelle » ne doit pas venir d’un suffrage quasi majoritaire et réactionnaire  (aujourd’hui les plus dépendants). Le constat universel (l’individu, les peuples, les états, le Monde) sacralise la connaissance et l’intelligence. L’adaptation cognitive à l’évolutionnisme sublime jusqu’à l’intelligence artificielle. Comme les grandes migrations à travers les siècles, l’automation « remplacera » les moins qualifiés et les moins adaptés au monde contemporain.

Même les héritiers doivent travailler pour conserver leurs patrimoines. Notre Président réélu n’aime pas la rente. Il veut que ces héritages soient investis dans l’outil de travail et dans la création d’emplois. Etre « actionnaire » c’est un travail, une compétence à savoir prendre « des risques ». Il faut pouvoir suivre et comprendre l’activité de l’entreprise à qui vous confiez votre argent. Combien de populistes le savent, ou souhaitent le comprendre ???

On ne parle jamais des faillites personnelles ou des revers de fortunes. Il y en a de plus en plus, compte tenu de la complexification du monde financier et économique. Les héritiers n’ont souvent pas les capacités de leurs ascendants.

« L’argent ne se mange pas », il faut donc avoir la compétence (le savoir) de le faire fructifier pour vivre. Même la Bible dit que celui qui ne veut pas travailler, ne doit pas manger…

Le libéralisme contemporain est anti rente, il prône l’autonomie. L’assistanat électoraliste soutient une certaine forme de rente pour compenser (prestation compensatoire) les faiblesses irresponsables.

Dans le divorce judiciaire, la rente viagère permet à l’épouse de ne pas travailler et de rester chez elle. La Justice se refuse à contrôler la recherche d’emploi et d’autonomie sociale. Ahurissant et barbare dans un monde qui stimule la parité. Honte et vision décalée par rapport à ces femmes musulmanes qui risquent leurs vies pour pouvoir travailler et sortir de chez elles.

  

« Pourquoi certains se conforment-ils au discours ambiant, aux pensées réflexes, parfois jusqu’à l’aveuglement ? Pourquoi d’autres parviennent-ils à s’affranchir et à penser par eux-mêmes ?
Certains ont tellement besoin d’appartenir à un groupe, comme ils ont appartenu à leur Mère, qu’ils recherchent, voire chérissent, le confort de l’embrigadement… La servitude volontaire engourdit la pensée.
Penser par soi-même c’est souvent s’isoler. Seuls ceux qui ont acquis assez de confiance en soi osent tenter l’aventure de l’autonomie » (Cyrulnik).

 Fossé social de l’ignorance

Le Président réélu n’est pas sympathique à ceux qui ne le comprennent pas. Ce sont les mêmes qui ne veulent pas faire l’effort de comprendre le monde dans lequel ils vivent.
Heureusement, d’autres ne se laissent pas hypnotiser par les discours convenus et simplistes.

Le seul moyen de réconcilier l’élite réaliste et le populisme utopique c’est, comme en entreprise, de transmettre le savoir moderne. L’assistanat compensateur ne fera que perpétuer le fossé social.

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