Désintérêt intellectuel et délire victimaire

par | Déc 3, 2020 | Editos | 0 commentaires

Internet est un formidable diffuseur de savoir. Les réseaux sociaux démultiplient à l’infini les opinions. L’instantanéité développe la perception du monde dans lequel nous vivons. Les technologies rétrécissent le temps et suppriment les distances terriennes.

La télé sent la naphtaline par son manque d’interaction et son orientation populiste. Beaucoup trop de ses journalistes sont des généralistes, trop « buzz business », comme les politiciens. Des débateurs improductifs, qui emmaillotent les couches populaires inférieures. Les médias obsolètes formatent une population crédule et finalement déconnectée de la réalité du Monde. Karl Marx parlait déjà de « la bipolarisation des classes sociales ». Depuis rien n’a changé et tend même à s’accentuer par la pression mathématique et benchmark* d’une « mécanique systèmique » dont dépendent nos vies.

D’autres corporations participent à ce « séparatisme » qui dessine une mondialisation bipolaire. L’enseignement général préfère parler du front populaire et de ses avancées sociales que de l’analyse économique européenne qui a précédé la seconde guerre mondiale. Cet enseignement est-il capable d’expliquer les vraies raisons du plan Marschall ?  Plutôt que de médire sur le libéralisme inné ou les flux financiers complexes, est-il capable de transmettre la réalité universelle de « l’offre et de la demande », l’économie de marché ?  Est-il capable de dire comment fonctionne l’entreprise qui est le premier sous multiple de la création de richesses, donc du bien-être des populations ?

Une autre Institution, que je connais bien, est dans le même schéma désuet :  la Justice. L’entre-soi et la condescendance font front commun pour une dictature de l’esprit. L’unilatéralité prédispose au dialogue de sourds. Ils savent tout !  Le péquin ignorant n’a rien à dire face au pouvoir de l’esprit colonisateur de rebelles sans cause, en « réactance psychologique ».

J’ai toujours eu la conviction que quelque religion ou culture que ce soit ne pouvaient détruire ou « remplacer » une civilisation forte. C’est la loi naturelle du mimétisme de H.W. Bates qui doit nous ouvrir à une meilleure empathie vers ceux qui viennent d’autres « civilisations ». Comment ne pas comprendre ceux qui veulent tout ce que nous avons, venant d’horizons où il n’y a rien de ce que nous avons. La frustration engendre la haine et construit le ségrégationnisme. « La sélection naturelle » et « la survie du plus apte » d’éminents anthropologues du 17e siècle terrorisent les humanistes contemporains, trop dans le court-termisme cathodique et la séduction des masses populaires. La morphine sociale avant la « didactique de la causalité ».

La civilisation occidentale est de loin la plus « confortable » aujourd’hui. Elle n’attire pas d’autres cultures que par sa naïve politique sociale, mais par son matérialisme et son pragmatisme économique, la valeur individuelle et la liberté d’être le meilleur.

Quel humain pourrait préférer se faire soigner dans un dispensaire sale et surchauffé, plutôt que dans un hôpital aseptisé, climatisé et agencé des meilleures technologies médicales ?
Quels parents préféraient envoyer ses enfants dans une école vétuste, sans cahiers, sans de quoi écrire, ou sans livres, et… à plusieurs heures de marche, plutôt qu’une école d’ici ??
Quel femme ou homme préférerait vivre sous la férule d’une théocratie sanguinaire et moyenâgeuse, plutôt qu’au Pays de la Liberté d’agir, de penser et de réussir ???

L’objectif n’est pas d’uniformiser les habitants de la planète. Les lois naturelles et sociologiques se chargeront elles-mêmes d’un métissage inéluctable.
Nous sommes englués dans le catholicisme (comme d’autres dans l’islamisme) qui flirte avec le fascisme socialo communisme des années 30.  Les US nous ont permis de ne pas sombrer dans l’obscurantisme du bolchévisme, comme les pays de l’Est. Nous devons continuer à nous différencier de ce monde idéologique qui détruit l’espérance, la volonté, l’imagination, le courage et…la dignité.

Il n’y a donc pas que le flux migratoire qu’il faut « adapter » à notre culture. Il faut évangéliser toutes les populations en décrochage du pragmatisme légal. Cette pédagogie ne doit surtout pas venir du monde politique abstrait (supprimons les partis politiques), mais des vrais entrepreneurs, seuls à pratiquer l’utilitarisme. Chacun devrait avoir l’obligation d’un stage en entreprise (élus, fonctionnaires, médecins, avocats, juges, enseignants, journalistes, chercheurs, employés….).

Sans m’apitoyer sur mon sort, je voudrais vous proposer l’histoire résumée de mon mariage-divorce, qui je pense illustrera mon propos.
Au moment du mariage « civil oratoire », célébré par un non juriste, nullement contractuel, ni vraiment laïc, mais étatiste et folklorique, nous étions ma femme et moi « à égalité » de niveau social. Ma femme même, décoratrice, gagnait plus que moi.
La législation de l’époque (années 70) soutenait une politique nataliste de droite et une séparation des rôles entre l’homme et la femme (voir débats à l’Assemblée pendant cette période).
Réussissant par mon travail à subvenir très correctement aux besoins de mon foyer, ma femme abandonna son job (…déclaré). La fiscalité et les mœurs  nous incitaient à cela.
Cet abandon n’était pas contraint par l’éducation permanente de nos deux enfants, qui ont vite trouvé leur autonomie.  Plus pour un certain confort  ostentatoire dont nous profitions tous les deux.

Autre époque autres mœurs, et même… autre législation familiale (égalité des genres, employabilité de la femme, Pacs)). Mon divorce intervient fin des années 90, à propos d’une loi vieille de 20 ans !
J’étais à l’apogée de ma carrière (50 ans) et mon salaire de cadre de direction fascina le (plutôt la) juge qui, d’après mon avocat, gagnait 4 à 6 fois moins que moi…

La procédure fut rocambolesque et sexiste. Sans aucun barème ou règle formelle, la juge (peut-être divorcée ?) me condamna à payer un tiers de mes revenus jusqu’à la fin de vie de mon ex.
Déjà imposable à la tranche 30%, je me demandais s’il était nécessaire que je continue à travailler comme un forçat (70 heures/semaine). Je démissionne et constitue des sociétés commerciales avec mes économies (en fait ce qu’il me reste du partage de communauté). Mon ex s’achète une maison.
Mon salaire conventionnel diminue, et il n’y a qu’un seul juge homme pour s’aventurer à baisser ma prestation compensatoire en valeur absolue. Divergence genrée entre subjectivité et rationalité.

Depuis ma retraite (2009) je lutte contre cette justice irrationnelle et, par logique déductive, asociale.
Comment une personne, semblant  tout ignorer des principes économico-sociaux, peut-elle avoir le pouvoir de transférer la valeur ajoutée d’un cadre, en indemnisation d’une improductivité volontaire et victimaire. Le pouvoir de décourager le travailleur en le spoliant des fruits de son travail et d’un héritage dû à ses enfants est tout simplement une atteinte désynchronisée à l’intérêt général.

                                                                                                                                                           GUY BENON

*Se comparer aux plus performants pour améliorer son efficacité

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