Guerre civile culturelle

par | Mar 4, 2023 | Editos | 0 commentaires

« L’idéologie woke est plus dangereuse que le communisme »

Rod Dreher

Depuis près de 20 ans je publie des billets ayant trait à la vie économique, et donc sociale. Je suis fils et petit-fils de commerçants, dont un grand-père libraire. Il lisait beaucoup et possédait un immense grenier, trésor de livres anciens et « illustrés » pour l’enfant que j’étais.

J’aime donc la lecture et pratique modestement l’écriture. Je suis encouragé régulièrement par des lecteurs-internautes et des amis. Mon épisode « divorce-coaching » a été un succès auprès des avocats et des parlementaires. J’ai correspondu avec des ministres et été reçu à la Chancellerie en 2014-2015. J’ai contribué à faire évoluer la loi du divorce (précision de la loi et divorce sans juge). Je me suis forgé un personnage de lobbyiste.

Selon moi, nos institutions sont dénaturées par une culture clientéliste et compassionnelle. Notre Administration inamovible contrôle tout, y compris nos dirigeants et nos politiques (partis). La Justice ressemble de plus en plus au comité de salut public de 1793.  On guillotine virtuellement les notables des médias, de l’industrie, du showbiz, les machos, les riches. On tue les carrières politiques de ceux qui fustigent trop la bureaucratie en proposant de diminuer les postes de fonctionnaires. La harangue de Baudot est un florilège de partialité. Le mur des cons, comme Outreau, une tendance mégalomaniaque et condescendante.

Les stigmates de la séparation de l’église et de l’état pèsent toujours sur notre société (mariage civil et divorce). Les juges femmes (JAF), continuent de punir les hommes divorcés. L’église 2023 reste opposée au divorce et la magistrature « me too » interprète un « contrat » non écrit, sans clause de rupture. C’est le folklore des tribunaux civils et la tirelire des avocats de 4 sous. C’est le futur asocial des plus dépendants.

Le fascisme wokiste et populiste se substitue à l’idéologie cléricale. Il mène à la dictature en détruisant les principes de la démocratie. « l’immixtion d’un totalitarisme nouveau mû par l’idéologie de la justice sociale »*.
Les extrêmes consacrent la « falsification idéologique » du langage et de l’écrit en instaurant une pseudo réalité. Les prosélytes-prolo avalent les mensonges qui entravent leur libre arbitre, mais qui leur donnent un sentiment d’appartenance et d’existence.
« Le langage politique est destiné à rendre vraisemblable les mensonges »
Georges Orwell

Mon éditorialiste préféré (FOG) me conforte à nouveau dans ma posture au sein de ma petite commune de haute-Provence. Les dernières législatives de mon département ont évincé Castaner le renégat, pour deux nouveaux parlementaires ultras, de gauche et de droite. Mon village, économiquement analphabète, a voté à 70% pour Nupes, par simple défi d’un système, que la plupart des habitants ne comprennent pas. Ici aussi on préfère l’illusion à la réalité.

Le papier de Giesbert est étonnamment proche de mon constat in situ : « Les extrêmes n’ont peur de rien, c’est à çà qu’on les reconnaît… une vieille tradition française que le RN et LFI ont gardé de leurs ancêtres collabos qui applaudissaient aux conquêtes du führer. Le parallélisme est même saisissant, les descendants se sont rangés sous la même bannière, celle du tsar de poche de Moscou »

Je n’ai pas l’habitude de faire des commentaires sur les leaders politiques. Je préfère parler de leurs opinions et surtout de leurs (in)compétences qui apparaissent au détour de leurs discours désuets.
Comme nos élus locaux majoritairement crédules dans le domaine de la macro et de la microéconomie, ils fantasment sur un système archaïque qui a fait la démonstration de « crime contre l’humanité ».

Dans son livre « le monde de demain », Pierre Servent rappelle les grands génocides du XXe siècle. « L’effondrement sans combats de l’un des pires empires coloniaux de l’histoire : celui de l’Union soviétique »

… « Les vies brisées l’ont été par dizaines de millions ; le régime soviétique, l’Allemagne nazie et la Chine communiste se partageant la part du lion en matière de crimes contre l’humanité ».

Pierre Servent (historien) ajoute :  Entre 1932 et 1933, les bolcheviks mettent en œuvre une politique délibérée de destruction par la famine des paysans « riches » (les koulaks) et les élites ukrainiennes qui résistent à la normalisation communiste voulue par Moscou (Mao a fait de même). Cet épisode tragique de l’histoire ukrainienne (5 millions de morts) est connu sous le nom d’Holodomor (famine).

Si, pour moi, cela explique en grande partie la résistance ukrainienne et européenne, je ne peux m’empêcher de rapprocher (toutes proportions gardées) ces faits de ceux que j’observe ici en Haute Provence et en particulier dans les Alpes de haute Provence.

Ici plus qu’ailleurs on est « robespierriste », plus Rousseau que Voltaire.
Cela parce que les plus précaires veulent faire porter la responsabilité de leur médiocrité à ceux qui réussissent, ou surtout, à ceux qui viennent les envahir avec leur argent gagné ailleurs d’une manière douteuse (spéculation, super profits, esclavagisme…).

Cela pourrait être amusant si ces délires d’ignorants ne compromettaient pas l’avenir des plus fragiles.
A l’appui de la haine qu’ils suscitent, les frondeurs, aidés par une Administration coincée entre l’IA et le marché, clivent gravement notre département. Le fossé social va engloutir les « sans dents » hollandistes.

A l’instar de « l’escalatoire » des communistes aux nazis en 1933, le vote extrême gauche local va installer des nazillons près de chez nous. Les « Che Guevara » d’opérette vont pousser dehors ceux qui n’adhérent pas à la doctrine, ou les « taquiner » quotidiennement. Ils sont chez eux, nous sommes des « estrangers ».

Ma famille et moi subissons ce rousseauisme (Sandrine) en tant que possédant la plus grande propriété (privée) de cette commune. Victime aussi de racisme discriminatoire en n’adoptant pas le « dresscode » de ces débraillés révolutionnaires à l’Assemblée et des natifs du même genre….

Ici, des universitaires parisiens, et même avocat, m’insultent copieusement en me dénonçant comme « ultralibéral ».
Pas plus que l’ultra gauchisme, ils ne connaissent assurément leur signification. Ils pleurnichent avec leurs suiveurs pour se protéger eux-mêmes dans le grégarisme (troupeau de moutons).
Ils manipulent les malheureux élus, dont le Maire installé par eux.

Des tartuffes de l’économie dirigée qui n’en connaissent pas les conséquences humaines. Comme hier, vouloir ignorer  l’univers concentrationnaire, ils ne veulent pas savoir que la Russie et la Chine abritent de plus en plus de milliardaires corrompus. Au Venezuela mourant de faim, il n’y en a plus qu’un : la fille de Chavez. Le Chavez adulé par…. Merluche !

Mes détracteurs mortifères, comme leurs partisans, s’essuient les pieds sur les « trop riches » et plaident les inégalités.

Yannick Noah vient de déclarer :

« On manipule moins une population éduquée« 

Les rationalistes, comme moi, rejettent cette appréciation des inégalités. Nous sommes dans le pays le plus redistributif de l’OCDE. Les inégalités sont un vaste enfumage qui sert les syndicats-prolo, les jeunes actifs déguisés en rsa istes, les fainéants et les ignorants qui ne veulent pas s’élever.

« L’égalité des chances c’est la chance de prouver l’inégalité
des talents et du courage »

Guy Benon, mars 2023

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